Quand faut y aller, Faut y aller.

Quand faut y aller, Faut y aller.





Elisa. 16ans. Caen.
Jeunesse dépravée doit consumer.
"Si tout se passe bien, il pourra bientôt regarder une Carte bleue sans éternuer."














# Posted on Thursday, 11 June 2009 at 4:05 PM

Edited on Tuesday, 03 November 2009 at 6:57 AM

TECHNOLOGIC

TECHNOLOGIC

































J'ai envie de prendre des photos. De retour de Venise.
Demain la rentrée, plein de choses de Prévu et de boulot surtout. Gousta, Que du bon.
Appareil Photo Foutu. Ma plus belle rencontre de l'été : Rien que lui ♥

# Posted on Sunday, 14 June 2009 at 3:37 PM

Edited on Tuesday, 03 November 2009 at 7:40 AM

XVII - Sur le trottoir




Ce n'est pas si déguelasse, une pipe. Ce n'est pas si personnel. Les corps se touchent à peine. Il suffit de ne pas regarder. Moi, je ferme les yeux. Il suffit de ne pas écouter. Je pense très fort à une chanson de Nina Simone qu'on écoutait avec Derek. Et je l'entends dans ma tête, au lieu des râles. Le type est vieux, et gros, et laid et je ne l'ai pas choisi. J'ai sa queue dans la main droite, les doigts crispés qui remontent et puis descendent, pas trop serrés, sinon ça lui ferait mal, suffisamment fermes pour qu'il soit à ma merci. J'accélère le va-et-vient et il durcit dans ma bouche. Je fais attention de ne pas effleurer son ventre proéminent. J'isole sa bite du reste de son corps dégoûtant et ce n'est plus qu'une bite et je ne fais rien de mal. La première fois, j'ai eu des larmes et des insultes. Et le type a aimé ça. Maintenant, je n'ai plus ni larmes ni insultes, et tout ceci n'a plus de sens pour moi. Ce ne sont que des gestes, et la conscience du travail bien fait. De haut en bas, de bas en haut, de haut en bas, plus fort, plus vite, plus doucement, plus lentement, passer les vitesses, varier l'étreinte, la bouche accordée aux mains, je lui avale la queue jusqu'aux couilles et je n'entends pas son cri étouffé ; je danse presque, au rythme de mon jazz, je ne vois pas sa gueule révulsée par les première pulsations de l'orgasme ; sous mes paupières fermées, les souvenirs défilent et des images de bonheur à venir et c'est presque un moment de pure beauté. Mais il y a un presque et c'est cette odeur à laquelle je ne peux pas échapper, l'odeur de ma honte, l'odeur de mon échec : une puanteur d'orgasmes crades, passés, présents, ou à venir, qui suinte des sièges, des visages et des murs. L'odeur de mon cadavre. Le jet m'éclabousse la figure et je suis censée aimer ça, je fais l'impossible pour continuer de sourire, et ma peau flambe là où elle a été souillée et je me relève pour saluer et il y a des gens pour m'applaudir. Il y a des gens pour m'applaudir, et je suis enfin sur scène.


B
ubble gum, Lolita Pille.



Photo : TheCobraSnake
XVII - Sur le trottoir

# Posted on Sunday, 16 August 2009 at 6:41 PM

Edited on Saturday, 19 September 2009 at 5:43 AM